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Lors de mon 1er voyage aux Etats Unis en 1978 , mon amie vivant dans la banlieue de Washington m'a emmenée en excusion dans l'Etat de la Pennsylvannie, et c'est à ce moment là que j'ai découvert cette communauté inconnue pour moi, et pourtant d'origine suisse. A ce moment j'ai eu un coup de coeur pour ces gens d'une gentilesse incroyable.

 

Je reste très admirative face à leur volonté d'obéir au "vieil ordre" dans une monde ou tout est permis aux USA.

 

Dans la petite ville de Lancaster, les calèches cotoyent les voitures sans soucis

 

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Leurs habits très austrères font parties de leur vie quotidienne

 

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Rencontre chaleureuse entre cousins lors de la récolte du maïs en septembre 2014, malgré un travail considérable, ils se sont arrêtés quelques minutes pour parler avec moi.

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Ci-dessous, résumé de leur histoire, texte tiré du site de Jacques et Catherine Légeret vivant en Suisse. http://www.quiltsamish.com

 

Histoire des Amish

Parce qu’ils n’acceptaient pas le baptême des enfants et qu’ils refusaient la hiérarchie de l’Eglise et l’autorité spirituelle de l’Etat, les Anabaptistes (du grec " baptisé à nouveau ") furent violemment persécutés dès 1525, à Zurich puis dans le canton de Berne (et ailleurs en Europe). En effet, leur relecture de la Bible impliquait une liberté de conscience inacceptable pour le pouvoir politique de l’époque

Les persécutions furent d’autant plus faciles que les Anabaptistes prêchaient la non-violence et la non-résistance. En 1536, un prêtre catholique hollandais du nom de Menno Simons rejoignit le mouvement anabaptiste qu’il réorganisa. Désormais, les Anabaptistes furent connus sous l’appellation de Mennonites.

un anabaptiste suisse lisant la Bible

On ne sait pas exactement quand le jeune évêque suisse mennonite Jacob Ammann émigra du canton de Berne pour s’établir dans la congrégation de Sainte-Marie-aux-Mines, en Alsace.

Très vite, Ammann engagea des disputes avec les pasteurs de Suisse et du Palatinat (autre lieu de refuge des Mennonites). Principaux objets de divergences : l’obligation de communier deux fois l’an et la quarantaine sociale des fidèles excommuniés. D’autre part, Jacob Ammann exigeait l’uniformité et l’extrême simplicité des vêtements afin d’accentuer l’identité du groupe et non pas celle de l’individu. Cette exigence est observée aujourd’hui encore par les Amish des Etats-Unis. Dès cette époque - le schisme pris corps à Sainte-Marie-aux-Mines en 1693 - les Anabaptistes qui suivirent Ammann furent connus sous le nom d’Amish.

En 1712, Louis XIV décidait d’expulser les Amish et les Mennonites du territoire français, vu qu’ils n’appartenaient à aucune des trois religions mentionnées dans le traité de paix signé à Westphalie (1648) à la fin de la guerre de Trente ans.

L’ordre royal porta un coup terrible aux Amish et aux Mennonites qui souffraient encore de persécutions socio-économiques. Un petit nombre d’entre eux émigra en Lorraine, une autre partie rejoignit le territoire de Montbéliard. Cependant, un nombre relativement important d’Amish et de Mennonites émigra en Pennsylvanie où William Penn accueillait tous les persécutés religieux d’Europe (Quakers, Huttérites, Mennonites, Amish, etc.). La première communauté amish s’y établit en 1737.

Après trois siècles de persécutions et de migrations, les Amish ont aujourd’hui trouvé aux Etats-Unis et au Canada une liberté religieuse complète. La totalité des Amish du Vieil Ordre, soit environ 160'000 âmes, vit en Amérique du Nord : principalement en Pennsylvanie, en Ohio, en Indiana et en Ontario (Canada). Cependant, on trouve des communautés amish dans 24 Etats des USA. Ils vivent exclusivement dans des fermes (ou des maisonnettes campagnardes) pouvant accueillir jusqu’à quatre générations d’une même famille. [...]

Histoire du Quilt

S'ils lui ont donné ses lettres de noblesse, les Amish n'ont pas inventé le quilt dont l'origine remonte à l'Inde et à la Mésopotamie. Ce sont les Croisés qui ont découvert cet art en Palestine, puis l'ont ramené en Italie et dans le sud de la France. Plus tard, le quilt connut un essor important en Angleterre et, naturellement, aux USA alors colonie anglaise. Les temps y étaient très difficiles et rien n'était perdu, surtout pas les chutes de tissus.

Vers le milieu du 19e siècle, les femmes amish, au contact des paysannes "anglaises", furent séduites par cet art de la récupération qui correspondait parfaitement à l'austérité et à la frugalité de leur communauté.

Le mot quilt vient du latin culcita à savoir "sac rembourré", "matelas ou coussin". Très vite cependant, le quilt fut utilisé comme couverture de lit : en effet, il eut été dommage de l'utiliser comme matelas puisque les femmes passaient de nombreuses heures à le surpiquer, donc à lui conférer un caractère de beauté.

 

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J'espère que cette balade américaine vous aura plu.  Martine